HONTEUX !!!

HONTEUX !!!
J'ai reçu ce mail ce matin de la part de la maman de Simon..
Le voici, à faire suivre !

L'histoire de Sarah

Mon nom EST Sarah
J'ai 3 ans
Mes yeux sont enflés
Je NE peux pas ouvrir les yeux.Je dois etre bête, je dois etre méchante,
Quoi d'autre aurait pu mettre Mon père dans un Tel état?
Je souhaiterais etre meilleure, je souhaiterais etre
Moins moche, alors
Peut-être que ma mère voudrais toujours me faire Des calins.
Je NE peux pas parler. Je NE peux pas faire de bétises. Sinon je suis enfermée toute la journée.
Quand je me réveille je suis toute seule.
La maison EST noire.
Mes parents NE sont pas chez moi.
Quand ma mère vient . J'essaye d'etre gentille, sinon j'aurais peut etre un coup de fouet ce soir.
Ne fais pas de bruit! Je viens juste d'entendre une voiture mon père revient du bar de Charlie.
Je l'entends jurer. Il m'appelle. Je me sers contre le mur.
J'essaye de me cacher de ses yeux démoniaques. J'ai tellement peur maintenant. Je commence à pleurer.
Il me trouve en train de pleurer. Il me lance Des mots méchants,
Il dit que: C'est de ma faute Qu'il souffre au travail.
Il me claque et me tape et me crie dessus encore plus, je me libère enfin et je cours jusqu'à la porte.
Il l'a déjà fermé Je me met en boule,
Il me prend et me lance contre Le mur. Et tombe par terre avec mes OS presque cassés, et me journée continue avec Des méchancetés dites...
'Je suis désolé!', je crie Mais c'est déjà bcp trop tard
Son visage a tourné Dans une haine inimaginable.
Le mal et les blessures encore et encore.
Mon dieu s'il te plait, aie pitié! Fais que ca s'arrête s'il te plait!
Et enfin IL arrête et va vers la porte,pendant que je suis allongée, immobile par Terre.
Mon nom EST Sarah J'ai 3 ans, ce soir Mon père m'a tué.

Il existe Des millions d'enfants qui comme Sarah se font tués. Et TU peux les aider.
dégoute moi jusqu'au plus profond de moi si TU lis ca et que TU NE Le fais pas passé,
Je prie pour toi, parce que TU dois être une personne sans coeur pour NE pas être affecté par cet e-mail.
Et parce que TU as été touché, fais quelque chose!! Tout ce que je te Demande, c'est d'envoyer ca et de reconnaitre que ces Choses arrivent, et Que Des gens comme Le père de Sarah vivent dans Notre société.
Fais Le suivre Parce que même si ca parait fou, ca peut peut-être Changer indirectemment nos vies. Hey, TU sais jamais. S'il te plait fais suivre ca si TU es contre l'abus Des enfants

# Posté le lundi 10 novembre 2008 04:02

Article pris sur le blog d'une personne qui se reconnaitra

Article pris sur le blog d'une personne qui se reconnaitra
Merci de faire suivre
www.les-amis-de-coralie.neufblog.com



Le 20 décembre l'Association Les Amis De Coralie permettra à Alyce et Coralie d'envoyer dans le ciel de Saint Etienne de Tulmont, des ballons rouges et blancs en hommage aux enfants partis trop tôt et aussi pour tous ce qui luttent encore encore aujourd'hui, avec force et courage. Pour que Noël soit aussi pour eux...

Ce jour là, nous honorerons et nous aurons une pensée pour tous «ses enfants courages» : Kenzo, Jean-Christophe, Léa, Laura, Damien, Anaîs et tous les autres, nous prévoyons d'en gonfler une centaine.

Vous voulez que soit accroché pour vous, un petit message au ballon de votre enfant : Rien de plus simple envoyer-nous en dimension (7cm/5cm) votre message avec la photo de votre enfant (n'écrire que sur un côté, sur l'autre nous mettrons le nom et adresse de l'association et nous vous retournerons nous même le coupon retourné, pour suivre son voyage (il n'y aura que 100 ballons donc nous limitons l'envoi à un ticket par enfant) Votre message sera plastifié.

Aucune participation n'est demander pour ce lâcher de ballons.

Toutefois, nous aimerions qu 'avec votre ticket, nous soit envoyer un petit jouet (neuf) de votre choix, peluches, livres, poupées, etc.... et nous irons le jour de Noël avec les jouets reçus, dans différents services hospitaliers les distribuer (bien sûr vous verrez les photos)

Une jolie façon de penser à Noël et aux enfants.

Bien sûr vous pouvez envoyer votre ticket sans jouet, rien d'obligatoire.
Le tout doit être envoyer avant le 10 décembre 2008
(si vous voulez faire un don par chèque pour les jouets, mettre le chèque au nom de l'association, nous l'achéterons pour vous)



Association Les Amis De Coralie
« Les Ballons et Jouets De Noël »
2 lot de la butte
82410 Saint Etienne De Tulmont


Merci à tous pour les enfants.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 04:09

Le cancer du côlon

Le cancer du côlon
Le cancer du côlon se développe à partir de la muqueuse du "gros intestin" ou côlon. Dans 70 % des cas, la tumeur se développe dans le sigmoïde ( boucle située dans la fosse iliaque gauche ). Les cancers du côlon et du rectum étant assez semblables, on les regroupent sour le terme de cancer colorectal. Il s'agit toujours d'une tumeur maligne ; adénocarcinome liebekunien, développé à partir de la muqueuse.

Epidémiologie

C'est le second cancer, en terme de fréquence, chez la femme ( après le cancer du sein ) et le troisième chez l'homme ( aprèsle cancer du poumon et celui de la prostate ). Les cancers coliques ont une fréquence élevée en France : chaque jour, 100 personnes apprennent qu'elles ont un cancer colorectal. Plus exactement, on découvre 33 000 nouveaux cas par an, et 16 000 personnes en meurent. Chez les non-fumeurs, ils sont la deuxième cause de mortalité par cancer. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes ( taux d'incidence de 40 et 27 pour cent-mille, respectivement ). En Afrique et en Asie, il y a beaucoup plus de cancers colorectau qu'en Europe du Nord ou aux Etats-Unis ( jusque 20 fois moins ). De plus, les émigrants qui quittent un pay pauvre pour un pays où le risque est important, voient leur taux de cancer colorectal augmenter dans les 10-20 ans qui suivent leur migration. Ces faits suggèrent que le mode de vie, l'alimentation et les efforts physiques, joue un rôle importnt sur le risque de cancer. Ceci conduit à penser qu'une prévention efficace est possible.
Il s'agit essentiellement d'un cancer de l'âge mur, près de 85 % des cas survenant après 65 ans. Sa fréquence semble augmenter.
Les formes héréditaires ( transmission mendelienne ) sont rares ( moins de 5 % des cas ) même si un antécédent familial est retrouvé dans près d'une cinquième des cas. Les formes familiales seraient de meilleurs pronostic.

Causes ou facteurs de risques

- L'age : rare avant 50 ans, les cancers colorectaux sont assez fréquent vers 65 ans.
- L'hérédité : le risque d'avoir un cancer colorectal est plus élevé si un proche a ( eu ) un cancer colorectal. Le risque est d'autant plus fort qu'il y a plus de gens atteints dans la famille, que ce(s) cas sont proche(s) (père, mère, frère, soeur), et que ce(s) cas sont jeunes. On a identifié des familles à très haut risque, où les gens on une mutation spécifique qui les prédispose à ce cancer. Ces familles ne représente cependant que 5% des cancers colorectaux :
-polypose recto-colique familiale où une multitude de polypes apparaissent chez tous les porteurs du gène Apc muté. A l'âge adulte, l'un de ces polype dégénère forcément en cancer, sauf si on enlève le côlon par une opération chirurigale.
-syndrome de Lynch, ou cancer héréditaire du côlon sans polypose. Il y a moins de polypes que dans la polypose recto-colique familiale, et un risque moindre de cancer, mais la surveillance est nécessaire par colonoscopies régulière.
-les maladies inflammatoire chroniques intestinale ( MICI ), notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse : [/g] après une vingtaine d'années, le risque d'avoir un cancer est d'environ 1/3 si tout le côlon est atteint.
-Le mode de vie joue aussi un rôle important. En effet, si nous ne pouvons changer notre âge ou notre hérédité, nous pouvons cesser de fumer, boire moins d'alcool, manger moins de charcuteries mais plus de légumes, et faire plus de sport.
On sait que les causes environnementales sont également en jeu. Une alimentation riche en graisse d'origine animale prédispose à ce cancer, soit directement à cause de la richesse de celle-ci, soit à cause de substances toxiques persistantes lipophiles ( solubles dans le gras ) ( certains pesticides, certains organochlorés, dont les Poly Chloro Biphenyls (PCP)... ), apportées par cette alimentation ( viande, chair de mammifères marins, poissons gras ou situé en tête de la pyramide alimentaire ).
Les PCB qui ne sont pas passé dans le sang ou qui sont évacués via les excréments sont potentiellement en contact avec la muqueuse intestinale durant 1 à 2 jours, ce qui leur laisse le temps d'agir comme cancérogènes. Une équipe médicale à établi en 2007 qu'un taux sanguin élevé de contaminants de type PCB exposait à un risque accru de cancer colorectal. C'est la conclusion d'un suivi de 208 patients atteints de cancer ; ils présentaient en moyenne des taux de PCB double de ceux relevés dans la population ( moyenne ). En Catalogne, cette étude a estimé qu'un adulte moyen absorbait de très faibles doses de PCB, mais ces molécules étant stables, actives à faible dose, et très bioaccumulables, elles semblent capables d'induire des mutations génétiques.

Diagnostic

1.Signes fonctionnels.

Un cancer colorectal ne done pas forcément des signes. C'est pourquoi, après 50 ans, on recommande des tests de détection. Il peut se manifester par :
-du sang dans les selles ( sang fécal, apparent ou occulte, en ce cas détectable par un test ) ;
- une constipation continue d'apparition récente. Parfois, une obstruction complète, ou une diarrhée persistante. A l'extrême, une occlusion peur survenir, ou une perforation de la tumeur avec peritonite. La présence de signes digestifs apparus dans les mois précédant l'accident aigu orientent vers l'origine cancéreuse de la complication aiguë.
-une douleur abdominale
Les symptômes sont souvent moins spécifiques, avec, par exemple :
-une anémie qui donne une fatigue persistante et un teint de plus en plus pâle ( due aux hémorragies intestinales ). Elle est typiquement par carence en fer. La recherche d'un saignement occulte dans ce cas conduit à un diagnostic de cancer du côlon dans environ 10 % des cas.
-un amaigrissemet inexpliqué
- tardivement, les métastases hépatiques peuvent donner un foie très gros à la palpation.

2. Examen clinique

Il est, en règle générale, décevant. Le toucher rectal permet, par un doigt ganté introduit dans l'anue, de chercher de possibles anomalies rectales. Rapide et peu coûteux, cet exament ne détecte que des anomalies aux alentours du rectum.

3. Examens complémentaires

3.1 ) Recherche de sang fécal

La recherche du sang fécal occulte est faite tous les 3-5 ans par test Hemoccult : on étale soi-même un peu de matière fécale sur un "carton" spécial, deux jours de suite. Plié, ce carton est envoyé au laboratoire pour y détecter du sang même en très petite quantitié. On peut donc détecter le saignement d'un polype intestinal ( pas forcément cancéreux ). Si ce test est positif, on le refait, et si la positivité se confirme, une coloscopie doit être faite. Le test Hemoccult est le 1er outil de diagnostic utilisé lors des campagnes de dépistages. Cependant, ce test a des limites : le patient doit s'abstenir de manger des viandes peu cuites, boudin noir et toute source extérieure de sang dans les trois jours qui précèdent le test. Il est trop peu spécifique et sensible chez le sujet considéré à risques où l'on préfère proposer d'emblée une coloscopie.

3.2 ) Colonoscopie

La colonoscopie ( ou coloscopie ) est l'examen de référence : une sonde ( long flexible enrobé de plastique ) est inséré par l'anus puis glissé peu à eu dans l'intestin, le plus souvent au cours d'une anesthésie générale. Il permet d'observer la muqueuse de l'anus jusqu'à là jonction iléo-colique, au niveau du caecum et de l'appendice, et de faire des prélèvements. Si l'on constate un polype, celui-ci est enlevé entièrement et sera analysé au laboratoire par histologie, et son exérèse diminue beaucoup le risque de cancer. La sigmoïdoscopie, un examen plus rapide et moins complet, utilise une courte sonde semi-rigide qui permet l'exploration du rectum et du côlon sigmoïde, mais pas du restant du côlon.
Le tissu des prélèvements est inclus dans un bloc de paraffine pour en extraire des coupes fines de quelques micromètres. Après coloration, ces coupes sont examinées au microscope par un médecin spécialisé en anatomo-pathologie ( ou histologie ). Cet exament permet de classer le prélèvement suivant la forme de la tumeur et le type des cellules.
On trouve le plus souvent dans l'intestin des adénomes ( polypes adénomateux). Considéré comme bénin, le polype risque d'évoluer ver un cancer si on le laisse en place, s'il est gros ( plus d'un centimètre de diamètre ) et/ou s'il est villeux ( avec des villosités ). Les petits polypes et les polypes tubulaires présentent moins de risques. On trouve aussi des polypes hyperplasiques considérés comme pratiquement sans risque. Enfin, on trouve dans les côlons des adénocarcinomes qui sont les véritables cancers, dont les cellules dysplasiques franchissent la lamina propria. Ce premier stade de l'invasion peu évoluer pour s'étendre à d'autres organes et conduire à l'apparition de métastases hépatiques le plus souvent, qui provoquent la mort plus fréquemment que la tumeur initiale.

3.3 ) Radiologie

Radiographie après lavement baryté ( au sulfate de baryum ) : le baryum, très lourd, est opaque aux rayons X. Par contraste, on voit les contours du côlon, et on peut identiifer les polypes sur les photos. Ce système, moins invasid que la coloscopie, est aussi moins sensible. Il est très amélioré par l'utilisation de la tomodensitométrie ( scanner, appelé dans ce cas coloscanner ) avec l'aide d'ordinateurs puissants qui permettent une coloscopie virtuelle où l'ensemble du côlon s'affiche en 3D en haute définition, presque en temps réel. Cette technique n'est toujours pas aussi sensible que la coloscopie et ne permet pas d'enlever les polypes. Si un polype est détecté, on doit faire une coloscopie pour l'enlever. Le coloscanner est néanmoins préféré si le patient est considéré comme fragile, car ne nécessite par d'anesthésie générale.
D'autres types d'examens sont peu utilisés, trop coûteux, trop nouveaux, ou pas assez spécifiques ou sensibles.

3.4 ) Anatomopathologie

Les adénocarcinomes représentent 95% des cas, dont 17% d'adénocarcinomes colloïdes ou mucineux.

3.5 ) Pronostic

La seule classification utilisée en préopératoire est la classification TNM dont la 6è version date de 2002.

3.6 ) Classification TNM

T ( tumeur )
-Tis intra-épithéliale ou chorion
-T1 sous-muqueuse
-T2 musculeuse
-T3 à travers la muscularis propia dans la sous-séreuse ou dans les tissus péricoliques non péritonealisés.
-T4 organe ou structure de voisinage et/ou perforation du péritoine viscérale.

N ( ganglion )
-N0 pas de métastase ganglionnaire
-Nx ganglions non évalués ou moins de 8 ganglions examinés
-N1 1 à 3 ganglioons métastatiques régionnaux

N2 4 ganglions métastatiques régionaux ou plus M ( métastase )
-M0 pas de métastase
-M1 métastase à distance ( dont ganglions sus-claviculaires )

3.7 ) Stadification

A partir des données de la classification TNM, les cancers du côlon sont classés en 4 stades. Les chances de guérisont varient considérablement du stade I au stade IV. Pour chacun des stade est noté entre parenthèses le taux de survie 5 ans après le traitement. La stratégie thérapeutique est également adaptée à chacun de ces stades.
-Stade I (93,2 % ) : pT1-T2 N0 M0
-Stade II pT3-T4 N0 M0
-Stade IIA ( 84,7 % ) : pT3 N0 M0
-Stade IIB ( 72,2 % ) : pT4 N0 M0
-Stade III : tous T N1-N2 M0
-Stade IIIA ( 83,4 % ) : pT1T2N1M0
-Stade IIIB (64.1 % ) : pT3T4N1M0
-Stade IIIC ( 44. 3 % ) : tous T N2M0
-Stade IV ( 8.1 % ) : métastases à distance
Le pronostic est plus mauvais en cas d'occlusion ou de perforation, de cancer colloïde muqueux ou indifférencié. Il est meilleur en cas de phénotype RER + (MSI).

Traitement

Quand le cancer est détecté à un stade précoce, on le guérit ( 90 % des guérisons pour les stades I ). Si le cancer est découvert tardivement, les chances de guérison sont beaucoup plus faibles ( moins de 5% de guérison au stade IV ). Le premier traitement est la chirurgie, qui permet d'enlever la tumeur et les ganglions environnants ( curage ganglionnaire ). ( Les cancers très superficiels sont parfois totalement réséqués par voie endoscopique, sans chirurgie complémentaire nécessaire s'il n'y a pas de franchissement de la musculaire muqueuse ). On y associe des traitements adjuvants : chimiothérapie, si le curage contient des métastases ganglionnaires ou s'il existe des métastases hépatiques ou pulmonaires ; radiothérapie si l'exerèse chirurgicale n'a pu être totale, avec reliquat tumoral individualisé sur un organe vital.
Dans le cas d'un cancer du bas rectum, la présence de ganglions visibles sur le scanner ou l'échoendoscopie est une indication de radio-chimiothérapie préopératoire.



# Posté le lundi 10 novembre 2008 06:49

Modifié le lundi 10 novembre 2008 07:29

Le cancer du côlon ( suite )

Le cancer du côlon ( suite )
Méthodes thérapeutiques.

1. Endoscopie

Tout polype enlevé en endoscopie est étudié en anatomie pathologique. La présence de dysplasie ( état précancéreux ) ou de cancérisation très superficielle ( pas d'envahissement de la musculaire muqueuse, c'est à dire stade Tis ) fait que la résection endoscopique est curative. La présence d'un cancer sur une berge d'exérèse ou un envahissement en profondeur ( stade T1 ou plus ) entraine une indication de chirurgie complémentaire systématique ( sauf si l'état général du patient ne le permet pas ).

2 Chirurgie.

Le but de la chirurgie est d'enlever la tumeur et les ganglions qui sont autou par curage ganglionnaire. Les ganglions accompagnant les vaisseaux sanguins irriguant le côlon ( situés dans le mésocôlon, lame graisseue s'étendant entre l'aorte et le côlon ), on se trouve donc à enlever un segment de côlon et non simplement la tumeur. L'exérèse, pour être suffisante, doit emporter au moins 5 cm de côlon de part et d'autre du cancer, et au moins 12 ganglions dans le curage.
Du fait de l'anatomie vasculaire du côlon, les interventions les plus couramment pratiquées sont :
- l'hémicolectomie droite, avec anastomose iléo-transverse, emportant tout le mésocôlon jusqu'au bord droit de l'artère mésentérique supérieure,
- l'hémicolectomie gauche vraie, avec anastomose entre le côlon transverse et le haut rectum. Le curage ganglionaire emporte l'artère mésentérique inférieure, liée à 1 cm de son origine sur l'aorte et ses branches ,
- la sigmoïdectomie avec ligature vasculaire après émergence de l'artère colique supérieure gauche,
-les résections du côlon transverse sont plus atypiques et dépendent de l'anatomie vasculaire mise en évidence en préopératoire.
Enlever la tumeur est le moyen leplus rapide et le plus efficace d'éliminier le cancer. Cependant, si la tumeur a déjà envoyé des métastases loin du côlon, l'exerèse chirurgicale ne suffit pas à guérir le malade.
Ces interventions peuvent être faites par laparotomie ( ouverture du ventre ) ou par coelioscopie ( on travaille dans un ventre gonflé par du CO2 grâce à des instruments introduits par des orifices de 1 cm. Le cancer est sorti par une petite incision à la fin de l'intervention ).
La présence d'une incontinence anale non curable, de complications du cancer à type d'occluion ou de perforation, ou l'impossibilité de conserver le sphincter anal, conduisnet à pratiquer une stomie ( ou anus artificiel ) : le côlon est abouché à la peau de l'abdomen, et les selles sont récupérées dans une poche que le patient positione lui-même tous les jours ou tous les 3 jours. Les appareillages actuellement disponibles assurent un confort de qualité.
S'il y a découverte de métastases hépatique pendant la chirurgie d'un cancer du côlon, la résection est envisagée : de façon synchrone ( dans le même temps opératoire à si l'exérèse apparaît facile, de façon métachrone ( plus tard ) en cas de métastases multiples. De récentes études ont montré que la taille et le nombre de lésions avaient peu d'influence sur la survie après chirurgie. Certaines techniques comme l'échographie préopératoire, la chimiothérapie néoadjuvante ( avant la chirurgie hépatique à aunsi que l'embolisation de la branche de la vein porte du segment atteint, la radiofréquence, permettent d'augmenter le nombre de patients opérables de leurs métastases et la précision du geste chirurgical.
Si le patient n'est pas opérable, des alténatives existent chimiothérapie ou plus récemment l'application de traitements physiques sur les métastases ( ablation par radiofréquence, traitements thermiques). Les métastases pulmonaires d'un cancer colorectal doivent elles aussi être opérées quand c'est possible. Dans le cas contraire, ici aussi la chimiothérapie et traitements physiques sont possibles.

3.Chimiothérapie

La chimiothérapie consiste à administrer au malade un médicament cytotoxique ( = toxique pour les cellules ) destiné à tuer les cellules cancéreuses. Ce traitement, quand il est efficace, peut éliminer les métastases ou empêcher leur apparition et/ou rétrécir les tumeurs ou ralentir leur croissance. La chimiothérapie est généralement un traitement adjuvant effectué en plus de l'opération chirurgicale pour augmenter les chances de succès. Parfois aussi le traitement est palliatif quand la chirurgie est impossible, ou permet de diminuer la taille de la tumeur avant l'opération (néo-adjuvant ).
Les médicaments les plus utilisés sont :
- le 5-fluorouracile (5FU ), c'est le médicament de référence en cancérologie intestinale. Il existe aussi sous forme oral ( Xéloda ).
- l'oxaliplatine ( LOHP ) est synergique du 5FU : c'est un médicament majeur dans le traitement du cancer du côlon. Au stade métastatique, il est utilisé associé au 5FU ( Protocole FOLFOX ) et parfois avec l'Avaston ( FOLFOX-Avastin ). En deuxième ligne métastatique, après une première ligne de chimiothérapie à base d'Irinitécan, l'association FOLFOX-Avastin est plus efficace que le FOLFOX seul. En situation adjuvante, après une chirurgie d'éxèrèse complète, le FOLFOX4 pendant 6 moins est plus efficace qu'une chimiothérapie à base de 5FU ( LV5FU2 ou Fufol ). Les résultats actualisés en 2007 de l'étude MOSAIC montrent :
-6 ans après la chirurgie pour un cancer du côlon de stade III, 73% des patients traités par FOLFOX4 sont en vie contre 68.6% des patients traités par LV5FU2. En revanche, il n'y a pas d'avantage pour les patients traités pour un cancer de stade II
- 5 ans après la chirurgie, chez les patients traités pour un cancer du côlon de stade III ou de stade II ( avec des facteurs de mauvais pronostic ) le taux de rechute est plus faible avec le FOLFX qu'avec le LV5FU2.
Le risque d'alopécie ( chute des cheveux ) est plus faible sous oxaliplatine que sous CPT11. En revanche, on observe des neuropathies invalidante sous oxaliplatine responsables de dysesthésies ( fourmillements ) au niveau des doigts et des orteils, parfois invalidantes et prolongées.
-L'Irinotécan ( CPT-11 ) peut avoir des effets secondaires graves, diarrhée sévère notamment. ( inhibiteur de la topoisomerase 1, non reconnu par le MDR )
- le raltitrexed ( Tomudex ), peut entraîner des neutropénies
- le cetuximab ( Erbitux ) est un anticoprs monoclonal qui bloque l'action du récepteur à l'EGF, celui ci étant présent le plu souvent à la surface des cellules de l'épiderme ( d'où son nom ) mais aussi à la surface des cellules cancéreuses. Il améliore significativement le pronostic de certains cancers du côlon, même si le gain reste, toutefois , faible ( quelques mois ).
Il existe en France actuellement deux médicaments spécifiques donnés en association avec le 5-FU : l'erbitux fabriqué par le laboratoire allemand Mercl et L'Avastin ( laboratoire ROCHE). Un 3è médicament qui a reçu l'autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis arrivera bientôt en France : le Vectibix ( laboratoire AMGEN ). Ces trois molécules sont dites "anticoprs monoclonaux" et sont voisines dans leur action puisqu'elles inhibent l'action des facteurs de croissance cellulaire. L'avastin bloque le signal de prolifération de néo-vaisseaux irriguant les tumeurs ( il bloque la néo-vascularisation ). En empêchant l'apparition de ces vaisseaux, on diminue l'apport sanguin vers la tumeur, donc on limite son développement. De pllus, il semblerait que ces molécules augmentent l'efficacité des chimiothérapies. Les effets secondaire sont moins lours que les chimiothérapies conventionnelles. L'erbitux a pour effet secondaire principal l'apparition d'un rash cutané pseudo-acnéique de même que le Vectibix dont le mécanisme d'action est très proche. L'avastin quand à lui peut provoquer des saignements plus ou moins importants ainsi que des retards de cicatrisation ( il doit être arrêté deux mois avant une intervention ). Ces anticorps, du fait de leur composition, ont cependant un risque d'accident allergique ( choc anaphylactique ) malgré tout très faible. En effet, ils sont produits à partir d'anticorps d'origine animale, le plus souvent, qui sont ensuite "humanisés", d'où le risque allergique. Ce n'est pas le cas du vectibix, car il dérive d'anticorps d'origine humaine : il n'y a donc pas de risque d'allergie.

4.Radiothérapie

On irradie parfois la tumeur pour tuer les cellules cancéreuses, avant ou après une intervention chirurgicale. La radiothérapie peut être associée à une chimiothérapie qui sensibilise la tumeur à l'effet létal des rayons. La radiothérapie est le plus souvent utilisée pour les cancers du rectum, parfois en préopératoire. Dans les cancers du côlon, elle peut être utile si le cancer ne peut être réséque en totalité du fait d'un envahissement ( uretère, vaisseaux illiaques ).

Soutien nutritionnel

Toute résection d'un cancer du côlon peut entraîner des diarrhées, parfois invalidantes. De même, les chimiothérapies utilisées provoquent souvent une accélération du transit. Les patients se voient donc proposer un régime sans résidu plus ou mons restrictif : éviter de manger des crudités, des légumes riches en fibres ou des viandes en sauvce peut améliorer le confort de vie. De même les épaississants digestifs de type smecta ou des ralentisseurs du transit typé lopéramide peuvent aider.

Prévention du cancer colorectal

La majorité des cancers du côlon et du rectum pourraient être évités par une surveillance accrue, un mode de vie approprié et, probablement aussi, la prise orale de produits de chimioprévention.
-Surveillance : la plupart des cancers colorectau naissnet dans des polypes. Ces lésions peuvent être détectées et enlevées lors d'une coloscopie. Des études montrent que cette procédure pourrait diminuer de 80 % le risque de mort par cancer intestinal si on commençait les examens vers 45 ans, puis tous les 5 ou 10 ans. Le coloscanner qui est un scanner couplé à un lavement avec un composé radio-opaque, est un choix alternatif possible, avec une sensibilité très correcte et une spécificité un peu moins bonne.
-Mode de vie : la comparaison de l'incidence du cancer colorectal dans différentes régions du monde suggère que la sédentarité, l'excès de calories ingérées et peut-être aussi un régime trop riche en viande rouge et en charcuterie, pourraient augementer le risque de cancer. Inversement, l'activité physique et un régime riche en fruits et légumes, ferait baisser le risque de cancer, probablement parce que les végétaux contiennent des micronutriments protecteurs. En changeant son style de vie, on pourrait donc diminuer le risque de cancer de 60 à 80 %. Par ailleurs, une alimentation favorisant les fruits et légumes, les poissons et les volailles, pourrait diminuer le risque de récidive et la mortalité du cancer.
-Chimioprévention : plus de 200 produits, notamment les micronutriments cités ci-dessus, ainsi que d'autres nutriments comme le calcium ou l'acide folique ( une vitamine B ), et des médicaments comme l'aspirine inhibent la cancérogenèse dans les modèles précliniques ( chez l'animal ). Dans certaines études, on inhibe complétement les tumeurs induites chimiquement dans le côlon des rats. D'autres études montrent l'inhibition importante des polypes intestinaux spontanés chez des souris mutées ( souris Min ). Les essais cliniques de chimioprévention chez des volontaires humains ont eu moins de succès, mais peu de produits ont été testés à ce jour. Des suppléments de calcium ou d'aspirine donnés chaque jour pendant 3 à 5 ans après l'enlèvement d'un polype, ont diminué la réaparition des polypes chez les volontaires ( de 15 à 20 % ). La base dedonnées de chimioprévention de l'INRA donne les résultats de toutes les études publiées sur les agents de chimioprévention chez l'homme et chez les rongeurs.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 07:29

Modifié le lundi 10 novembre 2008 11:54

J'aime le don du sang !

J'aime le don du sang !
Toi aussi tu veux cette image sur ton blog, ca se passe sur le blog dondusang.skyrock.com

# Posté le mardi 11 novembre 2008 04:27